UMIH: Brice Sannac and Céline Viale Unveil Their Roadmap


Brice Sannac et Céline Viale, candidats à la présidence de l'UMIH. Photo: TB

Aer Lingus


Qui succédera à Thierry Marx à la tête de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), le 13 octobre prochain ?

Alors que le médiatique chef étoilé a annoncé ne pas briguer un second mandat, deux candidats postulent pour prendre la présidence du syndicat patronal, pour les quatre prochaines années.

Face à Franck Chaumès, président de l’UMIH Gironde, Brice Sannac est le second. En campagne, il a dévoilé son programme lors d’une conférence de presse organisée le 8 septembre à Paris, avec à ses côtés Céline Viale qui brigue le poste de vice-présidente.

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« An essential sector that keeps our towns and villages alive »

Le tandem est déjà largement engagé dans la profession. Hôtelier-restaurateur dans les Pyrénées-Orientales, Brice Sannac est président de l’UMIH de ce département et co-président de l’UMIH Occitanie.

Céline Viale, qui a travaillé pour Louvre Hôtels, est quant à elle la créatrice de la chaîne de restaurants de burgers gourmets Ernest’Inn et présidente de l’UMIH Maine-et-Loire.

« L’hôtellerie restauration est un pilier économique essentiel et puissant du pays, qui fait vivre nos villes et villages et rayonne dans le monde. Quatrième employeur national, il représente 3,5% du PIB et doit être présent dans le débat public à la hauteur de ce qu’il représente » a rappelé Brice Sannac en préambule.

Avant de dérouler une feuille de route en dix chantiers pour faire face aux « difficultés croissantes du secteur et à la transformation des métiers » : 200 000 emplois vacants dans le secteur, un déficit d’image qui entretient le mythe de métiers aux cadences infernales et des difficultés économiques croissantes avec 9 400 fermetures en un an, soit 25 par jour !


For a union closer to its members and the regions

Fort de son expérience, le tandem entend faire de l’UMIH un syndicat plus fort et plus uni, davantage tourné vers les adhérents et les territoires, avec plus de transversalité et moins de verticalité pour être à l’écoute de tous, « le petit restaurant comme le palace sur la Côte d’Azur ».

Le travail de lobbying auprès des pouvoirs publics est important. Cela passe par une meilleure connaissance du secteur. A ce titre, Céline Viale et Brice Sannac entendent créer un véritable observatoire des différents métiers à partir de diverses sources (Insee, Urssaf, Banque de France, MKG, etc…) afin de disposer d’une vision en temps réel du secteur.

Et s’il est élu, le tandem promet la réalisation d’un livre blanc pour porter des propositions « ambitieuses et réalistes », tous les deux ans. Une première édition est prévue début 2027 pour peser sur les programmes de la prochaine élection du président de la République.


Attracting new members

Le projet prévoit également de rétablir « des liens de confiance durables » avec les autres organisations patronales du secteur (Groupement National des Chaînes hôtelières, Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France), et de reprendre une juste place au sein de la Confédération des Acteurs du Tourisme.

Par ailleurs, une réorganisation interne du syndicat est au programme, avec notamment une clarification des rôles, une nouvelle répartition des cotisations reversées à l’UMIH (40% pour le national et 60% aux départements) ou encore l’obligation que chaque mandat syndical soit exercé par un professionnel en activité (ou ayant cessé son activité depuis moins de quatre ans).

Pour une meilleure représentativité, il faudra aussi grossir le nombre d’adhérents. Même si l’UMIH est aujourd’hui le premier syndicat patronal du secteur, il ne regroupe « que » 35 000 membres, soit 15% des 220 000 établissements de la profession.

« Plus de 170 000 n’adhérent à aucun syndicat et le réservoir est important » rappelle Céline Viale. Encore faut-il qu’ils trouvent un intérêt à rejoindre l’UMIH. Pour les convaincre, le duo réfléchit à la création de services via une WebApp: webinaires, chatbot juridique, fil de conversation en temps réel, contenus personnalisés…


Making the jobs more attractive

L’attractivité des métiers, notamment auprès des jeunes, constitue un autre enjeu. Parmi les projets, les deux candidats évoquent des campagnes d’image et de valorisation des métiers, des formations mieux adaptées à la saisonnalité et réclament la mise en place d’exonérations de charges pour un apprenti embauché jusqu’à 12 mois après l’obtention de son diplôme, afin de favoriser l’emploi des jeunes dans l’entreprise qui les a formés.

La pérennisation de la défiscalisation des pourboires, à travers une inscription dans la loi, constitue un autre enjeu. Et pour s’adapter aux nouvelles formes de travail, Brice Sannac et Cécile Viale se disent favorables à la création d’un CDI saisonnier et au recours à des auto-entrepreneurs dans les établissements (dans la limite de 25% de la masse salariale).

Autre sujet sensible, l’épineux dossier du logement des saisonniers pourrait passer par des partenariats avec des bailleurs, des exonérations de cotisations sociales pour les employeurs qui logent leurs salariés et le développement de logements modulables pour répondre aux urgences.

Si ces sujets sont légitimes, ils pourraient toutefois être confrontés à la réalité du pays, confronté à un déficit financier qui ne cesse de se creuser à la nécessité de réaliser des économies sur tous les fronts.

Enfin alors que les cas de violences au travail (verbales, physiques et sexuelles) éclaboussent le secteur depuis quelques mois, Céline Viale défend l’idée de la création d’une « Charte qualité de vie au travail » et souhaite une collaboration avec les écoles pour sensibiliser les jeunes sur le sujet avant d’entrer dans la vie active.


A solidarity fund for disasters

Amara Nambinga

Amara Nambinga

I write about tourism, culture, and emerging destinations with a Namibian perspective. Through my articles, I try to highlight the places, people, and travel stories that show how Africa and the wider world are changing.