Volotea: CEO’s Plan to Turn Things Around


Un avion Volotea. Crédit : Crédit depositphotos JFarquitectos

CroisiEurope


« Mom, I’m coming », peut-on lire sur les avions de la compagnie Volotea. Mais en ce moment, plusieurs mamans risquent d’attendre un peu leur progéniture si celles-ci voyagent sur Volotea.

Heurtée de plein fouet, comme les autres, par la hausse du carburant, la compagnie espagnole, déjà endettée par le Covid et la guerre en Ukraine, traverse une passe très difficile.

Les conséquences, nous l’avons vu : de nombreuses annulations de vols en France, des passagers sans vols et des tour-opérateurs dans la difficulté. Derrière cela, ne l’oublions pas, des salariés de la compagnie inquiets pour leur avenir.

Pour tenter de les rassurer, mais aussi pour, selon lui, les aider à faire le tri des informations « certaines exactes, d’autres non, certaines innocentes et d’autres plus mal intentionnées », Carlos Muñoz, le PDG, a détaillé dans un courrier que nous avons pu consulter son plan de sortie de crise, avec au passage un jugement sur cette guerre au Moyen-Orient « très mal avisée, cruelle et stupide ».


Volotea: restructuring the debt


Carloz Muñoz le PDG de Volotea. Photo : C.Hardin

Le message est lucide et empreint de gravité : « L’impact de la guerre pour cette année sera d’environ 150 millions d’euros, malgré les efforts de chacun et une couverture carburant correcte pour les premiers mois.

Si l’on ajoute à cela notre dette existante provenant des crises précédentes (COVID/Ukraine), nous n’avons pas d’autre alternative que de restructurer la dette, afin d’en sortir sous une forme beaucoup plus saine, plus légère et plus solide.
»

Le plan que s’apprête à dévoiler Volotea vise une réduction de dette de 250 à 300 millions d’euros et repose sur quatre piliers principaux :

– réduire la dette financière auprès des banques et autres institutions financières ;

– travailler avec la SEPI (Sociedad Estatal de Participaciones Industriales), le principal prêteur public auprès duquel Volotea veut allonger la durée de sa dette ;

– travailler avec ses partenaires commerciaux, les fournisseurs, les aéroports, pour reporter et réduire leurs créances ;

– négocier avec les loueurs d’avions afin de réduire le coût de la flotte, tant en loyers qu’en provisions de maintenance.


Fewer aircraft and staff

Thus, a portion of this restructuring will involve a fleet reduction next year, by around 35, or 30 aircraft depending on the progress of negotiations with the lessors.

The CEO thus hopes to keep the best aircraft and to lean more toward the A320s rather than the A319s, and to focus on markets that yield better results, while canceling those that produce weaker results.

The strategy will also continue to privilege and develop markets with structural advantages, such as publicly subsidized service routes, those covered by bilateral agreements, very busy as those to Algeria, and finally those where competition with other low-cost carriers is limited, such as Florence where runway length prevents Ryanair’s 737 MAX from landing, Nantes where slots are saturated, or the new bases like Montpellier or Ancona in Italy.

Regarding base closures, Carlos Muñoz speaks rather of “hibernation.” This is the case, for example, in Brest for this winter.

With these base hibernations, the toughest part of the plan will also be a reduction of staff at the company’s headquarters in Barcelona. A necessity, according to Volotea’s chief, to adjust the cost structure to the new size of the company and the current volatility.


Restarting growth

Dans son message aux salariés, Carlos Muñoz veut cependant conclure avec de l’espoir. Il croit encore à la fiabilité de cette compagnie low cost avec sa stratégie différenciée « reliant des territoires qui en ont besoin ».

Et, en dépit des prévisions alarmistes sur 2027, il espère que le plan qui se déploie actuellement aura pour conséquence de faire commencer l’année prochaine dans une situation bien meilleure.

Si elle passe 2027, la compagnie espère reprendre sa croissance, faire sortir les bases de leur hibernation et atteindre de nouveau une taille plus importante au cours des 3 à 5 prochaines années.

Réduire impérativement sa dette dans une conjoncture d’incertitudes et de flambée des carburants. Volotea n’est pas la seule à être dans cette situation.


Christophe Hardin Published by Christophe Hardin Journalist AirMaG – TourMaG.com
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Amara Nambinga

Amara Nambinga

I write about tourism, culture, and emerging destinations with a Namibian perspective. Through my articles, I try to highlight the places, people, and travel stories that show how Africa and the wider world are changing.