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Si le rythme ralentit légèrement, le niveau des défaillances demeure près de 40 % supérieur à celui observé avant la crise sanitaire.
Les très petites entreprises restent les plus exposées (+8,3 % de défauts chez les entreprises de -3 salariés), tandis que les services figurent parmi les secteurs les plus touchés.
A noter également, que les défaillances des entreprises de -3 ans progressent de 12,7%.
Le voyage continue de mieux résister
Au deuxième trimestre, les agences de voyages enregistrent un niveau de défaillance identique à celui de l’an dernier, avec 12 procédures ouvertes. Les services de réservation et activités connexes font même légèrement mieux, passant de 10 à 8 défaillances (-20 %).
Seule ombre au tableau : les voyagistes voient le nombre de procédures passer de 1 à 6. Au total, les activités liées au voyage recensent 26 défaillances contre 23 un an auparavant.
La photographie est toutefois plus favourable lorsqu’on observe le premier semestre dans son ensemble. Les activités de voyage totalisent 54 défaillances, contre 59 sur les six premiers mois de 2025, soit un recul d’environ 8,5 %.
Pour Thierry Millon, directeur des études Altares, cette résilience s’explique aussi par la capacité d’adaptation des professionnels. « Le secteur subit malgré tout une situation qui doit l’amener à être très à l’écoute du client. Mais pour y arriver, il faut évidemment être en capacité de pouvoir résister financièrement », souligne-t-il.
L’hébergement décroche, le transport reste contrasté
En effet, tous les métiers du tourisme ne suivent pas la même trajectoire.
Altares souligne une forte dégradation de l’hébergement, avec 133 défaillances au deuxième trimestre (+41,5 %). Les hôtels sont particulièrement touchés avec 91 procédures, en hausse de 54 %, tandis que les structures d’hébergement touristique de courte durée progressent également de 50 %.
« L’hôtellerie classique souffrait déjà de la concurrence des hébergements de courte durée. Désormais, c’est à peu près tout le monde qui se retrouve dans la même situation », constate le directeur des études Altarès. Selon lui, les établissements positionnés sur le milieu de gamme sont aujourd’hui les plus exposés, tandis que les offres premium et les établissements les plus économiques résistent davantage.
Du côté du transport, la situation demeure contrastée.
Le transport routier de marchandises reste sous tension, même si les défaillances reculent légèrement (-2 %).
En revanche, les difficultés persistent dans le transport routier de voyageurs, où les défaillances restent concentrées chez les taxis. Altares rappelle que leur niveau demeure plus de deux fois supérieur à celui observé avant la crise sanitaire.
vs Q2 2025
Travel Sector
26 insolvencies in Q2 2026
Tour Operators (6)
Booking Services (8)
Passenger Transport
270 insolvencies in Q2 2026
Yearly Evolution — Comparative
Safeguard, receivership and judicial liquidation filings · Q2 2026
NAF codes : 7911Z, 7912Z, 7990Z (Travel) · 5010Z, 5030Z, 5110Z, 4932Z, 4939A, 4939B (Passenger Transport)
Une économie qui manque toujours d’élan
Ce qu’il faut retenir du baromètre Altares au 2e trimestre 2026
- 17 486 défaillances d’entreprises ont été enregistrées au 2e trimestre, soit +5,4 % sur un an. Le premier semestre totalise 37 700 procédures, un niveau toujours très élevé.
- Les défaillances restent près de 40 % supérieures à leur niveau d’avant-Covid, malgré un ralentissement de leur progression depuis plusieurs mois.
- Les très petites entreprises demeurent les plus fragiles : les structures de moins de trois salariés représentent 75 % des procédures et voient leurs défaillances progresser de 8,3 %.
- Les jeunes entreprises sont particulièrement exposées : les sociétés de moins de trois ans enregistrent une hausse de 12,7 % des défaillances, majoritairement sous forme de liquidations judiciaires.
- L’impact sur l’emploi recule : malgré la hausse des procédures, le nombre d’emplois menacés baisse de 9,5 %, à 58 830 salariés.
- Les services aux entreprises décrochent (+13,9 %), tout comme les services aux consommateurs (+15,7 %), tandis que l’agriculture (+21 %) connaît une forte dégradation.
- La construction résiste globalement (-0,8 %), grâce au recul des défaillances dans le gros œuvre et le second œuvre, même si la promotion immobilière reste en grande difficulté.
- Le tourisme présente un visage contrasté : les activités de voyage restent relativement résilientes, mais l’hébergement se dégrade fortement avec une hausse de 41,5 % des défaillances, dont +54 % pour les hôtels.
- La moitié des régions françaises repasse dans le vert, notamment la Bretagne, la Normandie, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, la Corse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. À l’inverse, Auvergne-Rhône-Alpes enregistre une envolée des défaillances (+22,9 %).
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Pour Altares, le reflux des défaillances n’est pas encore en vue. Avec une croissance attendue limitée à 0,7 %, une consommation atone et des coûts d’exploitation toujours élevés, le cabinet anticipe 34 000 à 35 000 nouvelles procédures collectives au second semestre 2026.


Published by Anaïs Borios 


