From Hospital Director to Travel Agent: Jean-Baptiste Tolsa Aims to Modernize the Travel Profession’s Image


« Je vends ce que j’ai vu et ce que je connais. Je suis allé à São Tomé cette année, une merveilleuse destination contre-tourisme, pour voyager autrement », précise Jean-Baptiste Tolsa, fondateur de l'agence Odyssélux. @odysselux

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Changer de secteur professionnel n’est jamais un long fleuve tranquille. Pour Jean-Baptiste Tolsa, le passage de la direction d’un hôpital à la création d’une agence de voyages aura même pris des allures de parcours du combattant.

À l’origine de cette reconversion, un voyage de noces en Nouvelle-Zélande. Son meilleur ami lui montre un devis qu’il juge particulièrement élevé et difficile à comprendre. Le futur agent de voyages se penche alors sur les chiffres et estime à près de 50 % la marge brute appliquée au voyage.

« À cette période, à l’hôpital, c’était très compliqué. C’était aussi un moment où je ne me retrouvais plus vraiment dans le monde de la santé. Je lui ai donc proposé de créer son voyage », raconte Jean-Baptiste Tolsa.


Une création d’agence semée d’obstacles

En 2023, il se lance donc dans la création d’Odyssélux, sans reprendre de formation spécifique au tourisme. Son parcours lui fournit toutefois quelques bases solides : école de commerce, master 2 en droit des sociétés et master 2 en gestion des établissements de santé.

« La formation au métier d’agent de voyages, je l’ai faite sur le tas, tout seul », explique le fondateur de l’agence. Le plus compliqué ne sera finalement pas d’apprendre le métier, mais de créer l’entreprise, notamment d’obtenir la garantie financière.

« Pour un nouvel arrivant, c’était très simple : je n’ai eu que des refus pour obtenir la fameuse garantie financière », raconte Jean-Baptiste Tolsa.

Après plusieurs démarches, c’est finalement l’APST qui accepte de l’accompagner. Mais au prix, selon lui, d’un parcours particulièrement lourd.

« La procédure a été très longue et bureaucratique. Je pensais quitter la santé parce que c’était trop bureaucratique et un monde un peu vieillissant. Et, en fait, je suis arrivé dans un monde encore plus vieillissant que la santé », déplore le fondateur d’Odyssélux.

La demande de l’APST est, selon lui, particulièrement conséquente : 80 000 euros d’apport, auxquels s’ajoutent environ 20 000 euros d’engagement personnel.

« 80 000 euros, c’est une somme sensationnelle pour un métier qui n’a pas des marges fantastiques », estime le chef d’entreprise.

La création de son agence en France lui prendra ainsi six mois avant même d’avoir commencé son activité.


L’Estonie comme solution de secours

Face à ces difficultés, Jean-Baptiste Tolsa cherche d’autres solutions. Il découvre qu’il est possible de créer une entreprise dans un autre pays européen et monte une agence de voyages en Estonie, comme solution de secours.

« En Estonie, la création de l’entreprise se fait en 24 heures. En une semaine, vous avez vos statuts d’agence et la garantie financière », affirme Jean-Baptiste Tolsa.

Il indique avoir payé environ 500 euros pour la création de la société et 3 000 euros pour la garantie financière. Il ne s’est finalement pas servi de cette structure, la création française ayant abouti.

L’expérience nourrit néanmoins sa réflexion sur le cadre réglementaire français. « Six mois pour créer une entreprise, aujourd’hui, ce n’est pas possible. Six mois, plus la formation, plus l’argent : il va falloir enlever des étapes », considère le fondateur de l’agence.

Pour lui, il ne s’agit pas de remettre en cause la responsabilité des professionnels, mais de simplifier l’accès à l’entrepreneuriat. « Je pense qu’il faut faire un peu plus confiance aux gens qui se lancent, compte tenu des responsabilités qu’ils prennent sur leurs épaules », plaide le fondateur d’Odyssélux.


« Il faut moderniser notre image »

Au-delà des contraintes administratives, le fondateur d’Odyssélux porte un regard critique sur l’image de la profession.

Dans une publication LinkedIn volontairement provocatrice, il écrivait ainsi : « Il est devenu socialement gênant de passer par une agence de voyage. »



Une formule qui fait suite à une interview du chef d’entreprise publiée dans la presse locale. « 80 % des gens ont commenté, grosso modo, que les agences ne servaient à rien. “Moi, je peux trouver tout seul”, “L’IA est meilleure”, etc. », rapporte Jean-Baptiste Tolsa.

Pour le chef d’entreprise, le problème dépasse la question du prix. Il touche à la perception de la valeur ajoutée de l’agent de voyages. « Il y a une vraie question d’image à revoir autour de l’expertise. On fait confiance à l’expert », souligne le fondateur d’Odyssélux.

Sa réponse ? « Montrer davantage le travail réalisé par les professionnels plutôt que de chercher à culpabiliser ceux qui se passent de leurs services. »

Pour lui, les acteurs du tourisme doivent toutefois changer de méthode. Plutôt que des campagnes défensives ou « anti-quelque chose », il appelle à une communication collective et davantage tournée vers la modernité.

« Il faut arrêter de voir l’agence de voyages comme trois personnes derrière un bureau qui ne savent pas trop où elles sont allées et qui vendent des tarifs 50 % au-dessus de ce qu’on peut trouver ailleurs », lance le fondateur de l’agence.

Il plaide notamment pour davantage de présence sur les réseaux sociaux, une meilleure lisibilité des marges et une véritable réflexion autour des influenceurs.

« Il n’y a pas de véritable gestion des influenceurs dans le voyage », considère le fondateur d’Odyssélux. Autre piste : reconnecter les agences aux destinations qu’elles vendent, en développant par exemple des campagnes de promotion territoriale portées par les professionnels français.


Repenser le modèle de l’agence

Cette réflexion sur l’image rejoint celle qu’il porte sur le modèle économique des agences de voyages.

« J’ai l’impression que les agents de voyages voient le monde du voyage côté business, côté agents, et rarement du côté des voyageurs », constate le chef d’entreprise.

À l’inverse, il mise sur une approche très personnelle chez Odyssélux. « Je crée un itinéraire comme je l’aurais créé pour moi si je partais seul », explique le fondateur de l’agence.

L’agence se positionne sur le sur-mesure et privilégie les destinations que son fondateur connaît personnellement. Avec 70 pays visités, Jean-Baptiste Tolsa dispose déjà d’un terrain de jeu conséquent.

« Je vends ce que j’ai vu et ce que je connais. J’aime découvrir des destinations alternatives. Je suis allé à São Tomé cette année, une merveilleuse destination contre-tourisme, pour voyager autrement », précise Jean-Baptiste Tolsa.


Trouver le bon canal de vente


« Je ne pense pas qu’on soit morts, loin de là »

Après un début d’année 2026 conforme à ses objectifs, l’activité a marqué le pas au printemps avec la guerre au Moyen-Orient, avant de repartir progressivement.

Un comportement qui lui semble révélateur d’une évolution de la demande : les clients voyagent peut-être moins, mais lorsqu’ils partent, ils sont davantage disposés à déléguer.



« On se rend compte que les gens partent de moins en moins, mais quand ils partent, ils partent vraiment. Et ils veulent déléguer à ce moment-là », estime le chef d’entreprise. D’où, une nouvelle fois, l’importance de l’image de la profession. « Je ne pense pas qu’on soit morts, loin de là », affirme Jean-Baptiste Tolsa.


2027 sous le signe de l’IA

Pour 2027, Jean-Baptiste Tolsa entend poursuivre son développement progressivement. Son principal chantier reste encore à trouver : un canal de vente suffisamment clair et efficace.

Il travaille aussi sur l’intelligence artificielle, avec l’idée d’automatiser une partie du processus commercial.

Pas question pour autant de brûler les étapes. Après avoir travaillé sur son blog et testé la publicité ciblée, le fondateur d’Odyssélux compte poursuivre ses expérimentations.

« Comme je suis une petite entreprise, il faut prendre le temps, petit à petit, de construire chaque année un petit truc supplémentaire », conclut Jean-Baptiste Tolsa.

Hela Jaziri Named Director of Sales and Digital at Transavia France


Hela Jaziri nommée directrice ventes & digital de Transavia France - Photo Transavia

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Transavia France is reshaping its leadership teams. The low-cost carrier of the Air France-KLM group announces the appointment of Hela Jaziri to the position of Director of Sales and Digital, with the role taking effect from September 1, 2026.

She will report to Julien Mallard, Deputy Chief Commercial Officer of Transavia France, and will oversee the distribution strategy, sales, as well as the company’s digital activities.

Her mission will notably be to support Transavia France’s growth and strengthen its relationship with customers, leveraging commercial and digital levers.


More than 15 years with Air France-KLM

Age 44 and a graduate of Télécom SudParis, Hela Jaziri has spent more than fifteen years with the Air France-KLM group.

Throughout her career, she has held multiple roles in pricing, sales, business development and strategy. This track record has allowed her to develop expertise in commercial performance and the distribution challenges within air transport.

She has also carried responsibilities in several countries, notably Paris, Shanghai, Amsterdam, Abidjan and Frankfurt, giving her international experience in the aviation sector.

For the past two years, Hela Jaziri has served as Commercial and Sales Director for Air France-KLM in Germany. Based in Frankfurt, she led the group’s commercial activities in this market, regarded as strategic in Europe.


Bruno Fischer joins Air France-KLM

Hela Jaziri succeeds Bruno Fischer, who held the role of Director of Sales and Digital at Transavia France since 2018.

After eight years with the airline, he joins Air France-KLM’s Digital Marketing teams. He takes on the position of Director of Marketing Planning.

“Joining Transavia France to lead sales and digital is a wonderful opportunity to combine commercial strategy and digital transformation, two topics I am passionate about. I look forward to contributing to this new phase and doing so alongside teams that I know are committed and ambitious,” says Hela Jaziri.

Barrière Appoints Isabelle Bouvier as Director of Operations for Heritage and Premium Collections


Le Groupe Barrière annonce la nomination d’Isabelle Bouvier - Photo : Groupe Barrière

IFTM


The Groupe Barrière has officially announced the appointment of Isabelle Bouvier to the position of Director of Operations for the hotels in the Heritage collection, effective June 1, 2026.

A major milestone for this luxury hospitality professional, who brings more than three decades of experience across prestigious properties.

Over the course of her career, Isabelle Bouvier has held leadership roles at iconic houses such as the Lutetia in Paris and the Royal Palm Beachcomber Luxury in Mauritius.

These experiences have enabled her to develop a recognized expertise in hotel management, operational performance, and guest experience, at the heart of international luxury standards.


Three decades in high-end hospitality

Since 2024, she has been at the helm of the Barrière Resort La Baule and the Barrière L’Hermitage Hotel.

There, she has guided the transformation of the destination’s offering, reconciling service modernization, operational excellence, and preservation of the properties’ identity. She has also contributed to strengthening synergies among the resort’s various structures.

In her new role, Isabelle Bouvier will directly oversee the Heritage collection, which groups properties in Deauville, La Baule, Le Touquet, Dinard and Marrakech.

She will also take charge of the Premium collection, comprising the hotels in Lille, Ribeauvillé and Enghien-les-Bains.

In parallel, she will be responsible for steering the group’s wellness strategy, a development axis that has become central in high-end hospitality.


Amelia Brille Publié par Amelia Brille Rédactrice TourMaG.com
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